Primaths2 tirelire

La bataille des points.

Rachida et Jonathan sont assis côte à côte.

Chacun d'eux a disposé ses cartes en deux piles, la face visible est celle qui comporte des écritures chiffrées.

Rachida a veillé à ce que ses deux piles comportent le même nombre de cartes en posant les cartes alternativement sur les deux piles. Jonathan ne s'en est pas soucié.

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C'est à Rachida de commencer.

Elle choisit une de ses deux cartes visibles et la pose entre les piles.

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Jonathan choisit à son tour une de ses deux cartes visibles et la pose à côté de celle de Rachida.

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— J'ai gagné, déclare Jonathan. Rachida étant d'accord, Jonathan pose à part les deux cartes qu'il a gagnées.

C'est maintenant à Jonathan de choisir sa carte en premier…

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…et à Rachida de répliquer.

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— Bataille, dit Rachida.

— Non, j'ai 6, alors j'ai gagné, dit Jonathan.

— Oui, mais moi j'ai trois et trois, c'est pareil que 6, comme avec les dés.

— On va voir qui a raison, dit Jonathan en retournant les deux cartes litigieuses.

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— Tu vois, j'avais raison, c'est bataille.

— Bon, concède Jonathan, c'est à toi de jouer.

 

Le jeu se poursuit ainsi jusqu'à épuisement des cartes, celui qui a le plus de cartes à la fin a gagné.

Dans ce jeu, les joueurs ont à comparer de nombreuses fois des quantités, mais il n'est pas certain qu'ils calculent le nombre total de points figurant sur les cartes, dans de nombreux cas ce n'est pas nécessaire : 6 noirs et 1 gris, c'est plus que 6 noirs.

5 noirs et 4 gris, c'est autant que 5 noirs 3 gris et un blanc, parce que 3 et 1 c'est comme 4.

5 noirs et 4 gris c'est plus que 3 noirs et 3 gris parce que 5 noirs c'est plus que 3 noirs et 4 gris c'est aussi plus que 3 gris.

6 noirs et 3 gris c'est autant que 5 noirs et 4 gris (il y a un noir qui est devenu gris).

On met ainsi en œuvre de façon implicite des propriétés essentielles des nombres et de l'addition, il n'y a donc aucune raison de chercher à faire calculer systématiquement le nombre total de points, les procédures ci-dessus sont aussi valables que la recherche de la somme.

En cas de désaccord on cherche à s'expliquer, mais, si le désaccord persiste, c'est toujours en retournant les cartes qu'on valide ou infirme les conclusions des joueurs.

Sans que ce soit systématique, ce qui ralentirait le jeu au point de le rendre fastidieux, il est intéressant de demander aux joueurs comment ils savent qui a gagné, ou que le maître fasse lui même à l'occasion des remarques comme celle-ci : « et oui, 3 et 2 c'est 5, alors 3 et 2 et encore 2 c'est comme 5 et 2, il y a bataille ».

Dans certains cas cependant il est difficile de conclure sans calculer la somme, par exemple si on doit comparer « 5 et 5 » à « 3, 3 et encore 3 ». Ce sera l'occasion de se référer aux configurations connues (doigts, dés…) et de commencer à mémoriser quelques relations :

Tous les doigts des deux mains, c'est 5 et encore 5, mais c'est aussi 10.

Le dé 6 est formé avec deux rangées de 3 points, 6 c'est 3 et encore 3.

Il peut arriver qu'un des joueurs raisonne en calculant la somme et l'autre sans la calculer. Si l'occasion se présente, mettre en évidence que les deux procédures permettent d'obtenir la même conclusion est intéressant.

Les cartes figurent sur les deux fichiers téléchargeables ci-dessous.

Nous vous conseillons d'imprimer les jeux sur des papiers épais de couleurs différentes ce qui facilite grandement le rangement à la fin du jeu.

Nous ne nous risquons pas à donner de conseils sur la façon de placer les feuilles du document recto dans l'imprimante avant de lancer l'impression du verso… faites un essai en n'imprimant sur un brouillon que la première page de chaque document.

Le recto des cartes
Le verso des cartes

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