Primaths2 tirelire

Voici un jeu qui se joue à deux.

Matériel :

  • Quinze baguettes de 6 cm à 15 cm environ découpées un peu au hasard si bien que certaines d'entre elles ont des longueurs presque égales. Le point de couleur sur les baguettes ne sert qu’à éviter le mélange quand deux parties se déroulent côte à côte.
  • Deux bouchons.

But pour chaque joueur :

Former, en mettant bout à bout toutes ses baguettes, un train plus long que celui de l'adversaire.

 

 

Mélanie et Alan connaissent déjà le jeu, ils font une partie sous le regard d'Elsa, qui est « Maître du jeu ». Observons-les.

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Mélanie et Alan étalent les baguettes entre eux en désordre.

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Mélanie choisit deux baguettes sur lesquelles elle place les bouchons.

 

Lors des premières parties, Mélanie choisissait une grande baguette et une petite. Maintenant, elle essaie de trouver des baguettes de longueurs voisines.

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Sans déplacer les baguettes, Alan choisit pour lui une des deux baguettes marquées d'un bouchon.

L'autre revient à Mélanie.

Alan a évidemment intérêt à choisir la baguette la plus longue, mais la règle ne l'impose pas. Il peut arriver lors des premières parties que le choix se fasse un peu au hasard.

Après le choix, certains joueurs comparent les longueurs des baguettes en les rapprochant. Alan et Mélanie ne le font pas.

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— Alan, tu dors, c'est à toi de jouer, dit Elsa.

Alan, qui a maintenant les deux bouchons, doit choisir deux baguettes et placer ses bouchons dessus.

Mélanie choisira une des deux baguettes marquées par Alan, qui prendra l'autre.

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On a recommencé plusieurs fois en alternant : un joueur pose les bouchons, l'autre se sert en premier, puis on inverse les rôles.

Il ne reste plus que trois baguettes, la partie est terminée, Mélanie et Alan vont maintenant former les trains pour savoir qui a gagné.

Cette règle permet d'éviter une trop grande part de hasard : si on joue avec 12 baguettes et qu'on les prend toutes, le dernier joueur n'a aucun choix pour poser ses bouchons. S'il reste une grande baguette et une petite, il a perdu la partie.

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— J'ai gagné, dit Mélanie.

— J'ai gagné, dit Alan.

 

— On ne sait pas, dit Elsa, le « maître du jeu », il faut mettre les trains côte à côte pour savoir.

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— J'ai gagné, dit Mélanie.

— J'ai gagné, dit Alan.

— C'est Mélanie qui a gagné, dit Elsa.

— Je ne suis pas vraiment sûr dis le maître qui passait par là, on va essayer de les mettre encore plus près pour voir.

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Le maître pose son crayon au bout des deux trains pour assurer que les deux trains ont une extrémité qui coïncide.

— Alors, qui a gagné ? demande le maître.

— C'est Mélanie, je le savais.

— C'est pareil, dit Alan.

— Presque, dit le maître, tu as très bien joué Alan, mais le train de Mélanie est un tout petit peu plus long que le tien.

Que peut-on apprendre en jouant à ce jeu ?

  • On apprend à comparer des longueurs par estimation : celui qui pose les bouchons a intérêt à choisir des baguettes de longueurs voisines. L'autre joueur doit juger quelle est la plus longue de deux baguettes de longueurs proches.
  • On apprend à comparer deux longueurs voisines au moment où on cherche à savoir qui a gagné.
  • On fait un apprentissage logique : si je place les bouchons sur une grande baguette et une petite, l'autre joueur prendra la grande, donc je cherche deux baguettes de la même longueur.
  • On peut apprendre que si on change l'ordre des baguettes, ça ne change pas la longueur totale du train… le maître peut inciter à faire l'expérience en demandant à un élève s'il peut faire un train plus grand avec ses baguettes.